Intervention de Jean-Louis XHONNEUX, Secrétaire général de l’Action fouronnaise, Chef du groupe « Retour à Liège » au conseil communal, Président du Centre public d’Aide sociale des Fourons, à la 23ème Fête du Peuple fouronnais, le 19 septembre 1999

 

 Fouronnaises, Fouronnais, réveillez-vous !

Réveillons-nous !!!

  

Je vous lance cet appel solennel à cette 23ème Fête du Peuple fouronnais. Je m’adresserai donc moins en ce moment aux nombreux amis de l’extérieur qu’aux Fouronnaises et Fouronnais présents dans cette salle.

 

Depuis la fusion des communes et la création de l’Action fouronnaise, nous avons fait un bout de chemin ensemble. Il ne faudrait pas que notre tendance au laisser-faire nous fasse perdre les acquits de ces vingt ans.

 

Je reprends en effet la parole après vingt ans d’un relatif silence à la Fête du Peuple fouronnais, mais j’assume aussi depuis vingt ans la responsabilité de la rédaction de notre bulletin de liaison et de combat « Le Foron », pendant ces même vingt ans, José Happart a été, avec une interruption pour cause de mayorat, le président de l’Action fouronnaise.

 

Dans quelques jours aussi, ce jeudi 23 septembre, il y aura exactement 20 ans que René Grosjean se défendait en tirant dans un groupe de manifestants,  blessant superficiellement 3 manifestants flamingants, dont un hollandais.

 

Voilà l’ambiance que nous avions il y a vingt ans. Je me suis toujours opposé à ce climat et j’ai toujours pensé qu’il ne pouvait que nous nuire. Sans cela, nous n’aurions jamais eu droit à une brigade de gendarmerie aussi importante. Quand on sait que le nombre total d’électeurs fouronnais ne dépasse jamais le chiffre de 2.800, on peut facilement compter que 7 gendarmes supplémentaires représentent, avec leurs épouses, ½ % de l’électorat. Sept gendarmes supplémentaires peuvent aussi faire ouvrir une classe gardienne flamande. C’était le temps de la colonisation flamande ; on appelle cela ailleurs l’implantation dans les territoires occupés.

 

Néanmoins, et comme vous le dira José Smeets dans un instant, notre parti gagnera les élections communales d’octobre 2000 si … nous nous réveillons !

 

José Smeets dénoncera très justement, comme l’a déjà fait Nico Droeven à la ferme Hendricks, toutes les manœuvres de la Flandre. On n’aime pas à Bruxelles et ailleurs que nous qualifiions cela d’épuration ethnique administrative, mais nous en sommes convaincus et les faits nous le prouvent quotidiennement.

 

Comme je l’ai déjà dit, je veux surtout m’adresser aux Fouronnaises et Fouronnais en insistant sur leur indispensable engagement. Nous ne gagnerons en l’an 2000 que si tous les Fouronnais francophones s’engagent à nos côtés. Mais nous faisons aussi un appel aux autres Fouronnais de bonne volonté. Notre programme bi-régional et multiculturel répond aux souhaits de beaucoup de gens. Nos militants nous font confiance. Nous devons aussi nous engager à toujours mériter cette confiance. C’est pourquoi je demande à tous ceux qui ont des responsabilités, à tous les niveaux, de pouvoir expliquer leurs choix à nos militants. Si on accorde des prébendes, il faut les expliquer aux militants, sinon on risque de perdre ceux-ci, alors qu’ils sont plus importants que les titres obtenus.

 

Je lance aussi un appel particulier aux Fouronnaises. Au moins un tiers des candidats aux élections devront être des candidates. Nous cherchons donc au moins  8 Fouronnaises qui s’engageront à travailler avec nous aux cours des 6 prochaines années.

 

Comme il est difficile aussi de rajeunir, je confirme que, après 4 mandats, soit 24 ans de mandat politique communal, je souhaite être remplacé à ce niveau. Je ne quitterai cependant pas la scène fouronnaise et, si les militants le souhaitent, j’annonce, comme Jean-Maurice Dehousse, dans l’intérêt du débat démocratique, ma candidature à la présidence de l’Action fouronnaise dès que la démission de José Happart sera officielle.

 

La lutte continue.

Fouronnaises, Fouronnais, réveillez-vous.

Réveillons-nous !!!

   

 

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